Perfection

Finalement, il faut mentionner la « loi suprême de la fin ultime » (21) , à laquelle est subordonné tout art. Le fondement de toute création, avec la raison divine comme ancrage (22), demande automatiquement que toute action humaine soit dirigée vers son but véritable, qui est l’imitation de la perfection divine.
C’est en fonction de leur degré de conformité avec la fin ultime de l’homme qu’il faut donc juger l’art et ses œuvres (23). L’homme est ainsi soumis, dans son aspiration, au devoir et à l’immense obligation d’orienter tout, et par conséquent aussi son travail artistique, vers la perfection de Dieu : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » (24)
Face à cette énorme exigence se trouve aussi et précisément l’artiste qui travaille pour l’Église et qui va alors s’efforcer d’y répondre avec l’aide de Dieu : « Que l’on ne confie les travaux de peinture, sculpture et architecture (remarque: naturellement aussi des autres arts) qu’à des hommes remarquables par leur compétence et qui soient capables d’exprimer une foi et une piété sincères, but de tout art sacré. » (25)


(21) Pie XII; Musicae Sacrae Disciplina, 1955
(22) Cf. S. Thomas d'Aquin; Somme théologique, II/II, 50
(23) Cf. Pie XII; Musicae Sacrae Disciplina, 1955
(24) Mt 5, 48
(25) Instruction du Saint-Office sur l'art sacré, 1952

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